Jul
08
2006

Werchter, BE (Festival)

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With Arsenal, Roxy Music, Simple Minds, Simple Red

SHOW REVIEW

L'heure des nostalgiques

Au sortir des navettes spéciales de bus menant à Werchter, un pèlerinage bien étrange dans la campagne flamande commence. Hommes et femmes, ils sont des centaines à se diriger vers un point stratégique visible au loin: un chapiteau en forme de pyramide grise. Certains dansent déjà au son de la musique qu'on entend vibrer.

Enfin, arrive le moment tant attendu. Les portes se présentent, gigantesques et étroitement surveillées. Une odeur d'urine et de frites agresse les narines. Tandis que le soleil tape, on passe le sas qui ouvre les portes du festival. Un spectacle étonnant s'offre alors.

Sur l'herbe jaunie par le soleil, le public est couché en rang d'oignons sur des essuies ou des couvertures. Quelques femmes, piercing au nombril et bikini, arborent leur bronzage estival. D'autres, plus prudents, s'enduisent de crème solaire. Des caisses frigo jonchent le sol. Sans la musique de fond qui assure la transition entre les concerts, on se croirait sur une plage à Ostende.

Si les vingt-trente ans étaient majoritaires au festival Rock Werchter, du 29 juin au 2 juillet, ce samedi, ce sont les quarante-cinquante ans qui se sont massés sur la pelouse du TW Classics. Avant le concert, plus de 50,000 tickets avaient déjà été vendus.

Le programme a de quoi ravir les plus nostalgiques, ce que confirme Alain, bob jaune publicitaire vissé sur la tête: 'J'ai l'impression de rajeunir de 20 ans. Sting, Bryan Adams, c'est toute ma jeunesse, mes premières soirées...' Pour cette cure de jouvence, beaucoup sont venus avec des 'vieux amis'. Certains s'aspergent même comme des gamins avec des revolvers à eau...

A 13h, Arsenal ouvre le bal, suivi de Roxy Music qui a véritablement emballé le public. Vers 16h30, Simple Minds investit la scène. Malgré une entrée tonitruante, le public peine à décoller. La plupart des spectateurs du fond de la prairie restent assis sur leurs couvertures. Ce n'est que lorsque le tandem Charlie Burchill / Jim Kerr entonne 'Mandela Day' que le public commence à être transporté. Des Anglais hurlent 'I Like It', 'Come On Baby' et Simple Minds leur répond par le seul de ses titres qui ait marché aux USA: 'Don't You (Forget About Me)'. Les applaudissements retombés, Simple Minds cède la place au présentateur du festival qui annonce que Justine Henin a perdu à Wimbledon. Un grand 'oh' de déception traverse la foule. Mais aussitôt le spectacle continue.

L'artiste suivant, Simply Red, impose un style plus instrumental, laissant une grande place aux improvisations des cuivres, ainsi qu'à des sonorités africaines. Mais il faut admettre que cela ne conquiert que le public des premiers rangs.

Le clou du spectacle est sans aucun doute Sting. A peine arrive-t-il sur scène que le public se lève comme un seul homme. Signe que l'artiste émeut, les spectateurs resteront debout tout le concert. La première chanson, 'Message In A Bottle', les déchaîne véritablement. S'ensuivent des morceaux plus intimes, comme 'Walking On The Moon', durant lesquels des couples s'enlacent. Des solos de guitare et de djembé viennent compléter le spectacle. Et, lorsqu'à 21h45, Sting quitte la scène après un 'Roxane' endiablé, il est rappelé à grands cris. Le chanteur termine sa brillante prestation en douceur avec 'Fragile'. A la fin du concert, une foule se presse déjà vers la sortie du parc, tandis que les fans de Bryan Adams se frayent un chemin jusqu'au devant de la scène.

(c) La Libre Belgique



Quand Sting fait sa Police...

En l'espace d'une semaine, la moyenne d'âge de la population de Werchter a facilement doublé. En effet, une semaine après avoir accueilli les dEUS, Placebo, Muse ou autres Red Hot Chili Peppers, la plaine de Werchter consacrait, ce samedi, une journée spéciale aux groupes qui ont écrit les premières plus belles pages de l'histoire du festival.

En effet, 18 ans auparavant, Sting et Bryan Adams partageaient la même affiche que celle qui leur était dédiée lors du festival Torhout-Werchter qui se déclinait, à l'époque, sur plusieurs journées et sur deux sites différents.

À ce moment-là, Bryan Adams avait véritablement volé la vedette à Sting, alors placé en tête d'affiche, en délivrant un show tonitruant qui avait d'ailleurs donné lieu à un album Live ! Live ! Live ! enregistré sous une pluie battante. Cette fois, ce fut tout à fait l'inverse qui se produisit. La prestation du Canadien parut bien pâle face au concert de Sting. Celui-ci n'hésita pas à largement puiser dans le répertoire de The Police pour délivrer un set qui mit les 55,000 quarantenaires à genoux. Basse au cou, Sting débuta son concert en entamant l'immortel 'Message In Bottle' dans un ton aussi rock que la version originale. Il enchaîna ensuite avec un 'Synchronicity II' complètement hallucinant avant de poursuivre sa Policemania avec un 'Walking On The Moon' plus pur que jamais.

Le public en redemanda et Sting fit alors une incursion dans sa carrière solo pour interpréter 'Englishman In New York' puis le trop méconnu 'Shape Of My Heart'. Le répertoire de Sting avait de quoi surprendre et la surprise fut de taille lorsqu'il réalisa l'introduction de Demolition Man avant de glisser subtilement vers le répertoire de The Police avec une version allongée de 'Driven To Tears'. La folie ambiante s'accentua encore un peu avec 'Every Little Thing She Does Is Magic' puis une version de 'Desert Rose' aux forts accents du Moyen-Orient. Et l'hystérie ne diminua pas d'un cran lorsque le Britannique et son groupe terminèrent leur prestation avec un medley de 'Roxanne' et 'So Lonely' qui fit tout son effet avant de quitter la plaine sur les notes d''Every Breath You Take' puis un 'Fragile' de bon aloi...

Même s'il débuta avec So Far, so Good, Bryan Adams eut bien du mal à soutenir la comparaison. Même s'il visita aussi abondamment son glorieux répertoire avec 'Somebody', 'Summer Of 69' ou même 'Cuts Like A Knife', le Canadien livra un set plutôt insipide. Sting a donc réécrit, à sa manière, l'histoire du festival de Werchter consacré aux classiques de ceux qui firent les beaux jours du festival.

La prestation de Bryan Ferry et de Roxy Music en début d'après-midi avait donné le ton avec, notamment, l'interprétation d'un 'Virginia Plain' écrit voici... 34 ans ! Et que dire alors des standards 'Lets Stick Together', 'Love Is The Drug' ou le 'Jealous Guy' de John Lennon.

Les Écossais de Simple Minds, quant à eux, débutèrent leur show sur un mode mineur avant de revenir à de meilleures intentions avec les incontournables hits que sont restés 'All The Things', 'Waterfront', 'Don't You', 'Sanctify' ou autre 'Alive & Kicking'. Vêtu d'une chemise brodée de fleurs colorées, Mick Hucknall et son groupe Simply Red délivrèrent un show d'une extraordinaire qualité musicale mais dont le tempo ne se prêtait guère à l'ambiance qui règne dans un festival d'une telle ampleur. Les puristes auront apprécié les versions de 'Debris', de 'Come To My Aid', de 'Right Thing' ou de l'excellentissime 'If You Don't Know Me By Now'... Au final, les 55,000 vétérans pouvaient rentrer satisfaits auprès de leurs progénitures. Eh oui, les vieux avaient eu, eux aussi, le droit de s'éclater sur leur Werchter...

(c) La Dernière Heure by Frédéric de Bioley



Sting at the TW Classic in Werchter...

Zonder flessen...

Toen Sting, 54 intussen, op het podium verscheen, kon je geen vrij plekje meer vinden op het gezellige tuinfeest. Meteen viel op dat de ex-Policezanger de volumeknop een pak luider had gezet dan zijn voorgangers. Opener 'Message In A Bottle' knalde uit de boxen en blies de massa meteen weg. Toch even wennen, na die laatste gillettrekker van Simply Red. Flessen vlogen niet door de lucht zoals in '90, wel één bekertje bier. De charismatische zanger, die er overigens goed en gespierd uitzag, reeg zijn wereldhits moeiteloos aan elkaar, begeleid door de extatische drummer Abe Laborial Jr. Ergens in het midden van de set verraste hij met de bloedmooie Beatles-cover 'Day In The Life'. Afsluiten deed hij geheel onverwacht met het prachtige 'Desert Rose', 'Every Breath', het stevige rocknummer 'Next To You' en het ultra-romantische 'Fragile'. Het publiek zag dat het goed was, en wij ook, veruit het beste optreden van de avond.

(c) Het Nieuwsblad

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