Jul
18
2009

Quebec City, QC, CA (Summer Festival)

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SHOW REVIEW

Au tour de Sting d'avoir la piqûre pour Québec...

Après Placido Domingo vendredi, c'était au tour de Sting d'ajouter une couche de vernis mythique à ce lieu magnifique que sir Paul McCartney a consacré l'an dernier. Et pour la première fois depuis le début du Festival d'été de Québec, les étoiles étaient au rendez-vous pour le spectacle.

Sting n'a pas déçu. Lui dont les plus récents albums sont très léchés, avec des arrangements musicaux faisant appel à une multitude d'instrumentistes, est arrivé sur scène avec un groupe minimal: batterie, guitare électrique, clavier et, bien sûr, lui-même à la basse. Le pari était audacieux et il a été gagné.

Gordon Matthew Thomas Sumner, de son vrai nom, a conquis une foule immense, atteignant sans doute la centaine de milliers de personnes, en puisant dans le meilleur de son impressionnant répertoire de succès.

Il a fallu attendre quelques pièces pour voir s'envoler la soirée en raison d'une balance de son incorrecte, où le son de la guitare de Dominic Miller était à peine audible, mais la magie a tout de même opéré dès les premières pièces. De toute évidence, Sting sait ce que le public a envie d'entendre.

Avec 'If I Ever Lose My Faith In You', 'Message In A Bottle', du groupe fétiche The Police, et 'An Englishman in New York', le Britannique de 58 ans a misé juste. Tout de blanc habillé, en parfait contraste avec ses musiciens vêtus de noir, Sting a bien démontré que sa voix peut à elle seule conquérir les cœurs.

Un des moments magiques de la soirée est sans aucun doute son interprétation de Fields Of Gold, cette pièce de son album 'Ten Summoner's Tales' qui a rendu jaloux sir Paul par sa beauté. "S'il y a une chanson que j'aurais aimé écrire, c'est celle-là", a dit l'ancien Beatles l'an dernier.

On aurait aussi aimé entendre 'Heavy Cloud No Rain', chanson taillée sur mesure pour cette soirée à la météo incertaine, et aussi 'La Belle Dame Sans Regrets', la seule pièce en français jamais enregistrée par Sting sur son album 'Mercury Falling', mais bon, on ne peut tout avoir!

Le public conquis a eu droit à tous les tubes qui ont fait de ce fils de laitier une vedette internationale, à commencer par l'incontournable 'Roxanne' qui, en 1977, a propulsé son groupe The Police dans les hautes sphères de la célébrité, hauteurs qu'il n'a plus jamais quittées par la suite.

De ce groupe, l'auditoire a aussi eu droit à 'Every Little Thing She Does is Magic', 'Walking on the Moon' (dont on fête le 40e anniversaire ces jours-ci), 'Bring On The Night', 'King of Pain', sans oublier 'Every Breath You Take'.

Cette belle soirée concluait pour Sting un séjour de plusieurs jours à Québec.

Ici, le bruit court que l'Englishman s'est renseigné sur la ville auprès de son compatriote Paul McCartney avant de débarquer. Il voulait surtout savoir si on pouvait circuler dans cette ville sans craindre d'être chargé par des hordes de groupies débiles. Assurance que le bassiste de Liverpool lui a donnée.

Ce qui fait que Sting s'est promené dans le Vieux-Québec à sa guise, sans trop de casse. Il a été vu sur une terrasse de la Place d'Youville à écouter un spectacle du festival, au restaurant le Saint-Amour, rue Saint-Ursule, le même qui avait accueilli l'an dernier McCartney qui lui a sans doute refilé le tuyau. Il a pratiqué son show au petit complexe de La Méduse, dans la Côte d'Abraham.

C'est à cet endroit qu'il a lancé une de ces phrases que les fiers Québécois acceptent de façon... orgasmique. "J'aime Québec!", a-t-il lancé.

Ce n'est pas pour rendre jaloux les Montréalais, mais il se pourrait bien que Québec devienne une ville chouchou pour le jet-set international.

Si des idoles comme Sting, McCartney et Domingo se mettent à répandre la bonne parole dans leurs relations et jouent aux conseillers de voyage, la petite ville isolée nord-américaine avec une "French touch" pourrait devenir un havre de repos et de paix pour tous ces grands qui ont envie de redevenir humains de temps à autre.

à suivre...

(c) Rue Frontenac by Yves Chartrand

Sting: l'englishman en musique...

Il est apparu tout de blanc vêtu (décontracté) et il a charmé ses admirateurs - et surtout ses admiratrices - de la première heure en débutant son spectacle avec 'If I Ever Lose my Faith In You' et en enchaînant avec 'Message In A Bottle'. Cette entrée en matière a fait taire tous les doutes possibles qui subsistaient. Sting n'allait pas nous offrir ses dernières passions, telle que la musique de John Dowland qu'il a immortalisée sur son disque 'Songs From the Labyrinth', mais bien une rétrospective de sa carrière qui a débuté avec The Police.

Les succès du populaire trio se sont fait entendre: 'Walking On The Moon', 'King of Pain', 'Synchronicity II', 'Roxanne', 'Every Breath You Take' et j'en passe. Tout ça sans compter ses propres succès 'If You Love Somebody Set Them Free' et 'Fields of Golds'. 'Desert Rose' fut la chanson la plus récente de ce répertoire et on a essayé de ne pas trop penser à Cheb Mami qui l'avait enregistrée en duo avec lui...

C'est au début de ce concert, après 'Englishman in New York' (alors qu'il s'est désaltéré en prenant une gorgée de sa tasse... de thé?), qu'il s'est permis de palabrer en français en présentant son groupe. Peut-être le seul et unique moment du spectacle où l'artiste s'est donné le temps d'interagir avec nous.

Le chanteur et bassiste anglais n'a pas été nécessairement très loquace, ni chaleureux. Un peu à l'image de l'artiste "érudit" qu'il a toujours été, ou laissé croire qu'il était. Une forme de réserve. Par contre, musicalement il faut admettre qu'il a le don de bien s'entourer et d'offrir une performance quasi parfaite.

Entouré du guitariste Dominic Miller, de l'excellent claviériste David Sancious et du batteur Josh Freese (qui a incarné le caractère rock de cette prestation), Sting était dans une locomotive. Malgré une voix vacillante dans les montées, il garde tout de même ce timbre si caractéristique qui a défini cette pop intelligente qui vieillie très bien.

Vous étiez en grand nombre pour cette visite exceptionnelle, la plus grosse foule (on s'en doutait) réunie cette année au Festival. L'organisation stipule déjà plus de 100,000 et si la tendance se maintient ce chiffre devrait augmenter dans les heures qui suivent: 120,000, 140,000...

(c) Voir by Antoine Léveillée

Sting brille sur les Plaines...

Hier soir, une pluie de macarons lumineux s'est abattue sur les plaines d'Abraham, à l'un des rendez-vous phare de la 42e édition du Festival d'été de Québec: Sting.

Tout de blanc vêtu, le bassiste a amorcé son spectacle en adressant un "Je me souviens" à la foule, estimée à 120,000 spectateurs. Un record selon les organisateurs du Festival d'été.

La rencontre entre l'Englishman in New York et le public a été réussie, malgré la menace de mauvais temps planant à l'horizon. Gordon Summer alias Sting n'a pas déçu les fans de la première heure. L'ex-police a enchaîné ses grands succès tels 'Roxanne', 'Every Breath You Take' et 'If I Ever Lose My Faith In You'.

Le message dans la bouteille a été intercepté par une foule captive, appréciant tant les succès plus rock que jazzés et au rythme plus lent. Au milieu de la soirée, 'Shape Of My Heart' semble avoir ravi le cœur des spectateurs. Quelques cris et applaudissements bien sentis ont surgi après les premières notes de la ballade.

Sting, en grande forme, était accompagné du guitariste Dominic Miller, du claviériste David Sancious et du batteur Josh Freese. Chacun a pu s'exprimer davantage en exécutant un solo au cours de la soirée.

Puisque son spectacle était dans la Vieille Capitale, on se serait attendu à ce qu'il interprète sa pièce en français 'La Belle Dame Sans Regrets' (de son album 'Mercury Falling'), mais tel n'a pas été le cas. Généreux de sa personne, Sting a donné quelques rappels, en concluant sa prestation avec 'Fragile'.

(c) Québec Hebdo by Véronique Demers

Sting à Québec: classe et séduction...

Ceux qui s'inquiétaient du contenu du concert de Sting, samedi soir sur les Plaines d'Abraham, ont rapidement été rassurés. Il n'y avait pas de musique classique au programme. Le chanteur britannique, vêtu de blanc et un sourire accroché aux lèvres, a plutôt encha?né les grands succès de sa carrière - 'Message in a Bottle', 'Englishman in New York' ou encore 'Fields of Gold' - ; mêlant habilement les chansons de The Police, groupe dont il est le bassiste, et celles qu'il a signées en solo. S'il s'est permis quelques digressions sur la très attendue 'Roxanne' avec un surprenant - et long - passage où la basse prenait toute la place, Sting a le plus souvent respecté les versions originales. De quoi satisfaire les nombreuses groupies réunies sous le ciel clément de la Vieille Capitale. (mis en ligne dimanche, 8h30)

Dans une ambiance bon-enfant et devant une foule éclectique, évaluée à plus de 100 000 personnes par les organisateurs du Festival d'été de Québec, le chanteur à la voix perchée et ses trois acolytes - Dominic Miller (guitare), David Sancious (impressionnant au clavier) et Josh Freese (batterie) - ont offert un spectacle rythmé. On pourra toujours reprocher les jeux de lumières simplistes (il faut dire qu'après le passage des énergumènes de Kiss, il était facile de tout trouver fade) ; reste que Sting, 58 ans, a mis de l'ambiance dès les premières notes de musique, avec 'If I Ever Lose My Faith In You', jusqu'à l'épilogue du concert : avec 'Fragile' et sa promesse de revenir à Québec prochainement.

Certains auront sans doute remarqué que, contrairement aux autres artistes qui ont foulé les Plaines, Sting est resté en adéquation avec ses idées politiques. Proche de la Fondation David Suzuki, une organisation environnementale canadienne, le chanteur a préféré troquer la bouteille d'eau en plastique traditionnellement posée aux pieds des artistes afin d'étancher leur soif pour une tasse de porcelaine blanche. La grande classe.

(c) Le Devoir by Yasmine Berthou

Sting: de champs de bataille à Fields of Gold...

Sting a lancé une bouteille à la mer aux gens de Québec, hier. Une bouteille remplie de ses chansons les plus connues, et souvent les plus belles. Son public a bien reçu le message, accourant nombreux sur les plaines d'Abraham, malgré un ciel menaçant.

Grande vedette du 42e Festival d'été, Sting était aussi attendu dans la capitale que... l'été! Le musicien anglais sera finalement arrivé chez nous avant ce dernier et ce, même si mère Nature s'est montrée un peu plus clémente en soirée hier, qu'elle ne l'avait été depuis le début de l'événement.

Il en aurait d'ailleurs fallu beaucoup pour empêcher les inconditionnels de Sting de noircir de monde le plateau principal du festival. Même que déjà, au milieu de la soirée, on pouvait apercevoir les laissez-passer lumineux clignoter jusqu'à la Citadelle de Québec!

C'est la vision qui a accueilli Sting sur scène, vers 22h. Vêtu de blanc de la tête au pied, avec en bandoulière son inséparable basse Fender Precision datant de 1954, l'ex-Police a, sans plus de préambule, attaqué un programme d'environ 1h30 composé essentiellement de succès. Les siens, comme 'Englishman in New York' et 'If You Love Somebody Set Them Free', mais aussi ceux des Police, comme 'Roxanne', 'Message in a Bottle' et 'Synchronicity II'.

Avec lui sur scène, se trouvait un groupe aguerri de trois musiciens dont l'expérience combinée se voulait impressionnante. Qu'il s'agisse du guitariste Dominic Miller (Rod Stewart, Peter Gabriel, Bryan Adams), du claviériste David Sancious (Bruce Springsteen, Peter Gabriel) ou du batteur Josh Freese (Nine Inch Nails, A Perfect Circle, GunsN' Roses), un musicien de studio qui a collaboré à plus de 300 albums au cours de sa carrière, chacun a connu de bons moments durant la soirée.

Quant au patron lui-même, il n'a jamais paru plus en forme, malgré une voix légèrement éraillée qui l'a trahi quelques fois dans les aiguës. S'exprimant en français, Sting n'a d'ailleurs pas fait de grands discours à son public, se contentant de laisser parler une musique qui, sous l'impulsion de l'excellent Josh Freese, a rempli la promesse de "concert rock" faite par le Festival d'été.

Peut-être pas la performance inoubliable d'un autre Anglais, Paul McCartney, d'autant que peu d'efforts ont été faits quant à la présentation visuelle du spectacle, mais certainement l'une des très bonnes propositions musicales des dernières années. Chapeau!

(c) Le Soleil by Kathleen Lavoie

Les Plaines conquises...

Hier soir, un "Englishman" a conquis les plaines d'Abraham en triomphant et en déployant ses canons... et un charme irréristible! Il a même établi un record de tous les temps, avec une foule de plus de 100,000 personnes, selon une évaluation du Festival d'été.

Rencontre mémorable avec l'attachant chanteur britannique, qui, à sa deuxième visite chez nous, a exercé une forte séduction en alignant tous ses classiques, autant ceux du temps de The Police que ceux créés en solo.

Dès son apparition en scène, Sting soulève un vif enthousiasme sur l'immense parterre plein à craquer par un temps idéal. Jamais on a vu autant de cellulaires se mettre en mouvement pour immortaliser ces précieux moments.

Tout sourire, tout de blanc vêtu, cet invité particulièrement attendu du 42e Festival d'été de Québec comble le public, qui s'extasie aux premiers accords de toutes ces pièces de résistance, qui rappellent tant de bons souvenirs à commencer par 'If I Ever Lose My Faith in You', qu'il encha?nera avec 'Message in a Bottle' et 'Englishman in New York'.

Sans jamais quitter sa basse, il affiche toujours cette voix cristalline, qui vient nous chercher. "Ça va Québec?" lance Sting à la foule qu'il entretiendra continuellement en fran?ais. Ses interventions parlées sont courtes, car toute la place est accordée à la musique, relevée de solides performances de ses trois "copains": Dominic Miller, à la guitare, David Sancious, aux claviers, et Josh Freeze, à la batterie.

Moins bavard que Paul McCartney, Sting prend toutefois le soin de souligner "le plaisir d'être ici à Québec" pour ensuite continuer à faire le délice de la foule par d'autres moments magiques comme 'Fields of Gold' et la très attendue 'Roxanne', qui entra?ne l'excitation collective à son paroxysme chez les spectateurs... et s?rement aussi chez les téléspectateurs qui avaient accès à une diffusion pancanadienne simultanée gr?ce à la télé à la carte.

D'une générosité remarquable, Sting, qui ne perd ?jamais son sourire, a le respect d'offrir ses succès dans leur version intégrale, se permettant toutefois une - savoureuse - relecture funkée de 'Roxanne'. Gavée à souhaits, la foule se laisse bercer par cette musique belle et intelligente, présentée sans fla-fla, mais avec cœur par un artiste qui semblait vraiment partager le plaisir de son public.

Un vrai de vrai, que cet Englishman in Québec!

(c) Le Journal de Quebec by Pierre O. Nadeau

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