Summer
Jul
04
2015
Caen, FRBeauregard Festival
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Festival Beauregard. Sting toujours au sommet...

Quand le public connaît toutes les paroles, du premier au dernier rang, on a forcément affaire à un très grand. Ce soir avec Sting, le festival Beauregard a atteint un sommet.

Cet après-midi, il y a eu de beaux moments, avec Johnny Marr ou Florence and the Machine. Mais là, alors là... Musicalement, Sting a probablement donné le concert le plus riche que John Beauregard ait accueilli dans son jardin.

Évidemment, la plupart des 26,000 spectateurs était venue pour la légende Police. Ils n'ont pas été déçus. La garde à vue a été des plus agréables. Mais Sting leur a donné beaucoup plus que ça avec des versions de ses tubes totalement revisitées.

Reggae, rock et le concert avançant, Sting, barbu en pleine forme, s'est laissé aller de plus en plus au jazz, en totale fusion avec son violoniste, son pianiste, sa choriste et Vinnie Calaiuta, l'ancien batteur de Franck Zappa. Tous de très très haut niveau.

Every little thing she does, Walking on the moon, Message in a bottle, De do do do, Englishman in New-York... Et bien d'autres. La voix n'a pas bougé d'un ton, le déhanché toujours aussi chaloupé. Pas bavard mais parlant toujours dans un français à l'accent craquant, Sting aurait pu, comme d'autres dans sa génération, poser sa voix sur les vinyles du bon vieux temps. Il a fait tout le contraire, donnant tout à tour la réplique à chacun de ses complices en toute liberté et en improvisation maîtrisée. On se serait presque cru dans une session de free jazz.

L'Everest de ce concert mémorable restera sans nul doute Roxanne, joué dans plusieurs registres différents, avec en intermède Ain't no sunshine de Bill Whithers. Parfois déstabilisé, le public s'est finalement laissé emporté jusqu'à Every breath you take et deux rappels successifs. Visiblement heureux de son coup, Sting a eu du mal à s'en aller, terminant la soirée par un salut théâtral, bras dessus bras dessous avec sa troupe. Non, franchement, passer 1 h 30 au poste de Police dans ces conditions, on a hâte d'être pris en récidive.

(c) Ouest France

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